La mort du colonel Pélissard à Friedland (1807)

Les premières femmes décorées de la Légion d’Honneur

Les pensions viagères des anciens militaires

de la République et de l’Empire (1851-1869)

Le clocher de l’église d’Eclaron, de 1811 à Napoléon III

La Résistance des Princes (1939-1945)

Le Grand Prix du Bonapartisme 2007

Thèses et travaux universitaires

L’actualité bonapartiste


L’Editorial

Il sera beaucoup question de courage et d’honneur dans ce numéro de la Revue du CERB. Cette thématique centrale se conjuguera à toutes les périodes que nous étudions, du Premier Empire à la Libération, en passant bien sûr par la Deuxième République et le Second Empire.

Le courage est relaté dans la lettre de Berthet, secrétaire du colonel Pélissard. Dans un courrier à son oncle, beau-père de la victime, Berthet raconte la mort de l’officier lors de la bataille de Friedland qui s’est déroulée voici deux siècles. Bernard de Trévillers, descendant du colonel Pélissard, nous propose de manière inédite les trois pages manuscrites de ce récit.

L’honneur est évoqué au féminin avec les premières femmes décorées de l’Ordre de la Légion d’Honneur. Des légendes comme Catherine Clair, Marie-Jeanne Schellinck, Virginie Ghesquière ou sœur Marthe Biget, … mais aussi des réalités comme Angélique Duchemin, Marie Amélie Abicot de Ragis, Rosa Bonheur ou les religieuses Rosalie Rendu, Hélène Dussolier, Jeanne-Claire Massin, Jeanne-Barbe Chagny ou encore Mathurine Foise Fourchon.

Le courage et la récompense sont ensuite étudiés par Sylvain Métivier avec les pensions viagères des anciens militaires de la République et de l’Empire distribuées sous le Second Empire.

Du courage encore avec les actions des habitants d’Eclaron près de Saint-Dizier en 1814. Une résistance face aux coalisés et un accueil à Napoléon qui vaudront au bourg, sous le Second Empire, la reconstruction du clocher de l’église détruit par un orage en 1811.

Le courage enfin avec le Prince Napoléon et le Prince Murat qui, durant la Seconde Guerre Mondiale, choisissent la voie de l’Honneur, la voie de la Résistance. Le Prince Murat (1920-1944) y laisse sa vie mais il a dignement suivi la trace de son glorieux ancêtre.

Après ses articles historiques, nous passons, comme d’habitude à nos rubriques liées à l’actualité. Nous constatons qu’elle est de plus en plus chargée, signe d’un sursaut napoléonien, d’une année 2008 qui commémorera la bicentenaire de Napoléon III, et d’un réveil napoléonien, dans la classe politique, dans les médias, dans les associations, dans la société, en France mais aussi en Belgique, Russie, Pologne…

Bonne année 2008 à toutes et à tous.

Thierry Choffat

Président du CERB