L’Editorial

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Notre revue évolue toujours entre passé et actualité.

Nous quittons un peu les bicentenaires et les commémorations liées au Premier ou au Second Empire sans pour autant nous en éloigner démesurément.

Notre collaborateur régulier Sylvain Métivier continue à dépouiller les archives et les collections du Moniteur Universel. Dans ce numéro, il nous propose un sujet original : les fêtes populaires organisées à l’occasion des deux mariages impériaux : celui de 1810 entre Napoléon et Marie-Louise et celui de 1853 entre Napoléon III et Eugénie. On notera la profusion des festivités et l’officialisation de mariages dotés par le régime napoléonien.

Nous poursuivons notre histoire du bonapartisme et des bonapartistes après 1940. Le présent dossier nous permettra de suivre le parcours partisan des militants d’avant-guerre. Après les années d’occupation, de résistance (ou de collaboration pour certains) et la Libération, les plébiscitaires se retrouvent orphelin du Parti de l’Appel au Peuple dissous en 1940. Ils rallient alors une association purement historique, la Société d’Histoire Napoléonienne. Tournant éphémère ou durable ? En l’absence de reconstitution de parti impérialiste, les anciens responsables bonapartistes vont pour la plupart s’investir au sein du Souvenir napoléonien.

Après ces deux articles de fond, nous entamons une succession de notices plus courtes, sur la Famille Impériale (la biographie du Prince Jean Christophe Napoléon ou les relations entre son ancêtre le Prince Jérôme Napoléon et l’armée française par David Saforcada), la mouvance bonapartiste (Georges Thiébaud, lien entre les impérialistes et le boulangisme dans les années 1887-1890) et l’histoire napoléonienne (la création, voici deux siècles du département du Tarn-et-Garonne ou encore le général Thomières).

Comme d’habitude, nous achevons par l’actualité et les notes de lecture. Ces deux chapitres sont la démonstration vivante de la pertinence du courant napoléonien et bonapartiste. De nombreux livres traitent des deux Empires. Les expositions (signalons celle qui se tient à Bar-le-Duc sur le maréchal Oudinot ou sur les Corses et la Légion d’Honneur à Ajaccio), conférences, revues, articles et ventes se multiplient. Même les mouvements bonapartistes essaiment… Mais est-ce une bonne nouvelle de voir un tel éparpillement de forces relativement modestes ?

Thierry Choffat

Président du CERB

Dans les prochains numéros : Les dessins du Prince Impérial, l’excommunication de Napoléon, les uniformes des maires et députés, les bonapartistes et le droit de vote des femmes, le député Blanchet, Eugénie et le retour de l’Alsace Moselle, les insignes bonapartistes, les bonapartistes et le Sénat, le divorce de Napoléon, et la suite de notre histoire des plébiscitaires après 1940 : entre droite modérée et gaullistes (RPF), Jeune Nation, les bonapartistes, l’Algérie et le 13 mai 1958, le CCB d’Ajaccio sous la IVe République…